Ce soir, le 22 septembre 2013 à 20h44m UT, nous serons en automne.
Pour retrouver toutes les photos liées à cette belle saison prisée des peintres et photographes, et donner quelques couleurs d’automne à votre fond d’écran, vous pouvez retrouver une sélection des plus belles photographies d’automne dans cet album : les plus belles images d’automne.
Des feuilles d’érable champêtre photographiées en automne, dans la forêt de Chantilly (France)
Je viens de mettre en ligne cette semaine un album qui regroupe un peu plus de 150 photographies prises en contre-jour et publiées sur Photo-Paysage.com.
Cliquez sur la photo en contre-jour ci-dessous pour accéder à l’album complet :
Un exemple de photo en contre jour : un arbuste masquant le soleil, photographié au bord d’une falaise du Grand Canyon, dans l’Etat de l’Arizona (USA)
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Comme on le voit sur l’exemple ci-dessus, en photographie un contre-jour consiste la plupart du temps à photographier de face ou de biais son sujet principal, tandis que la source principale de lumière (souvent une source de lumière vive, telle que le soleil), se trouve soit directement derrière le sujet, soit simplement en arrière par rapport au sujet.
Si l’on expose la photographie en fonction de la source lumineuse, comme sur l’exemple ci-dessus où l’exposition a été réglée par rapport à la luminosité du ciel, il en résulte un contraste important, qui dessine souvent le sujet de la photo à la façon d’une silhouette ou d’une ombre chinoise, en général très esthétique. Dans cette situation, le sujet est sous-exposé. A l’opposé, si l’on règle son exposition sur le sujet, l’arrière plan où se situe la source lumineuse sera sur-exposé, c’est à dire très clair.
Mais ce contraste élevé n’est pas toujours l’effet recherché, et il est bien entendu possible de le compenser en faisant appel à d’autres sources de lumière pour éclairer le sujet, que ce soit de face ou sous un autre angle. Cela peut être un accessoire, notamment un flash, une lampe ou un réflecteur, mais aussi un élément du décor, par exemple un mur blanc ou une vitre qui fera office de réflecteur pour la lumière du soleil…
On peut aussi faire appel à la technique de HDR pour étendre la plage dynamique de la photographie : plusieurs photographies identiques du même sujet, mais réalisées avec des niveaux d’exposition différents, sont fusionnées sur ordinateur à l’aide d’un logiciel dédié ou d’un plug-in Photoshop (certains appareils photo récents font d’ailleurs eux-même ce travail de fusion HDR). Il est également possible d’utiliser au maximum la plage dynamique disponible dans une même photographie avec le logiciel adéquat, à condition d’avoir pris la photographie en format raw : ce fichier image brut enregistré par l’appareil photo, en général un reflex numérique, possède une plage dynamique bien plus grande que celle des images jpeg. Il suffit d’un logiciel de dématriçage (développement raw) suffisamment performant, pour obtenir un résultat quasi-similaire à ce que donne la technique HDR. Voici un exemple, ci-dessous, de ce que cela peut donner avec une image prise en contre-jour, et développée en quasi-HDR avec le logiciel français DxO Optics Pro :
Exemple d’une photo dont le contraste lié au contre-jour a été partiellement compensé par une technique analogue au HDR, mais à partir d’une seule et même photographie (la plage dynamique du fichier raw d’origine a été exploitée à son maximum avec le logiciel de dématriçage DxO Optics Pro).
Pine Tree Arch est une des nombreuses arches monumentales situées dans le Parc National de Arches (dans l’Utah, aux Etats-Unis). Elle semble tirer son nom de l’arbre au tronc noueux que l’on trouve à ses pieds.
Pine Tree Arch se trouve à l’extrémité nord du Parc National de Arches. Cette arche est très facile d’accès par un petit sentier sablonneux, que l’on emprunte depuis le sentier de Devil’s Garden (le sentier de Devil’s Garden mène notamment à la célèbre Landscape Arch, l’arche naturelle la plus longue du monde).
Pine Tree Arch, Parc National de Arches, Utah, USA (assemblage panoramique de 6 photos grand-angle)
Elle n’est peut être pas la plus grande, mais cette arche est suffisamment imposante pour nécessiter ici un assemblage de 6 prises de vues grand-angles pour pouvoir la photographier de face et dans son intégralité depuis le sentier.
Sur la photographie ci-dessous, Pine Tree Arch est photographiée sous un autre angle :
A proximité de Pine Tree Arch, vous trouverez également Tunnel Arch, un ensemble de deux petites arches naturelles dans une falaise, et dont l’épaisseur fait penser à deux petits tunnels.
Un bon gros orage vient de traverser le Grand Canyon depuis sa rive nord (North Rim). Il suffit d’une petite éclaircie, et voilà un bel arc-en-ciel dessiné par les rayons du soleil sur la pluie qui tombe à verse sur le plateau situé juste en face, sur la rive sud du Grand Canyon (South Rim).
Averse et arc-en-ciel photographiés depuis la rive Nord du Grand Canyon, dans l’Etat de l’Arizona (USA)
Cette photo panoramique, issue d’un assemblage de 32 prises de vues cadrées verticalement, avait été initialement réalisée avec le logiciel gratuit Autostich. Cet outil était bien considéré comme une référence à ses débuts (et il sert encore de moteur graphique à de très bons logiciels commerciaux de création de panoramas, tels qu’Autopano Pro…), mais cette version gratuite, entièrement automatique, ne permet pas les retouches manuelles, d’où la présence de quelques défauts qui apparaissaient sur certains panoramas. C’était le cas de cette photo, où, pour quelques détails situés au bas de l’image, l’assemblage était imparfait (des artefacts apparaissaient au niveau des brins d’herbe et des ombres des branches d’arbres).
Ce sont les difficultés rencontrées avec Autostich pour assembler certains des panoramas réalisés récemment aux USA, qui m’on incité à rechercher un autre outil, qui puisse combiner simplicité d’utilisation et performance. Après avoir testé de nombreux outils de création de panoramas, gratuits comme payants, je suis tombé par hasard sur un excellent outil gratuit, dont les algorithmes étaient capables de réaliser des images composées très propres, quasiment sans artefact, par rapport à ce que j’obtenais avec le bon vieux Autostich : Microsoft Research Image Composite Editor (Microsoft ICE pour les intimes). Microsoft ICE m’ayant donné d’excellents résultats, je me suis dit que je pouvais tenter de l’utiliser pour refaire cette photo de la cascade du Rouget. J’ouvre l’application, puis le répertoire où sont archivés depuis 2009 les 32 fichiers jpeg à assembler, les glisse sur l’application. Microsoft ICE sélectionne tout seul comme un grand la projection la plus adaptée (sphère horizontale dans le cas présent), et lance l’assemblage. Quelques petits ajustements à faire sur l’orientation de la projection, et il ne reste plus qu’à recadrer le panorama, pour enfin exporter le résultat final. Un passage rapide dans l’éditeur d’ACD See Pro pour remonter légèrement la saturation des couleurs, et voilà la nouvelle version de ce panorama, obtenue en moins de 5 mn (image réduite ici à 7000 pixels de large) :
Arc-en-ciel au pied de la cascade du Rouget, une des plus belles cascades de France. Alpes de Haute-Savoie, Sixt-fer-a-cheval, France
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Cet outil est d’une grande simplicité d’utilisation, et son exécution est très rapide. Microsoft ICE, qui existe en version 64 bits, est optimisé pour les processeurs multi-coeurs. Ainsi les 32 photos de cette cascade ont été assemblées en quelques dizaines de secondes sur mon PC, alors qu’avec la version gratuite d’Autostich un même panorama nécessite parfois 10 à 15 bonnes minutes de calcul, si ce n’est plus…
La qualité et la simplicité de l’assemblage réalisé avec Microsoft ICE m’ont vraiment bluffé ! Pour télécharger et tester ce logiciel gratuit, vous pouvez vous rendre sur la page officielle (en anglais) de Microsoft Research Image Composite Editor.
Capture d’écran de Microsoft ICE, lors de l’assemblage des 32 images verticales utilisées pour la création de cette photo.
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Microsoft ICE est tellement simple à utiliser, que je ne peux que le conseiller à ceux qui souhaitent débuter dans la photographie panoramique.
Conseils sur les prises de vues pour réaliser un panorama :
Commencez toujours vos prises de vue en partant d’un bord de la scène photographiée vers l’autre (de la gauche vers la droite par exemple), en veillant attentivement à ce que chaque photo recouvre suffisamment (un bon tiers) la photographie précédente.
N’ayez pas peur de prendre trop de photos, vous ferez le tri si nécessaire plus tard lors de la préparation de l’assemblage.
Gardez à l’esprit qu’après l’assemblage de vos photos, vous devrez recadrer l’image finale pour lui donner une apparence rectangulaire. Pensez à photographier une zone plus large que le paysage que vous souhaitez inclure dans le panorama.
Lorsque vous réalisez les prises de vues panoramiques à main levée et non avec un trépied, veillez aussi à ce que ce soit l’appareil photo qui pivote sur son axe, et non votre corps, car les objets les plus proches pourraient être décalés lors de l’assemblage, et la qualité du panorama s’en ressentirait.
Mariposa Grove est une magnifique forêt de séquoias géants (Sequoiadendron giganteum), dans l’immense parc naturel américain de Yosemite, en Californie.
Ces arbres ne sont ni les plus hauts, ni les plus larges dans le monde, ni même les plus vieux. Et pourtant, de par leur volume global, ces séquoias géants représentent les plus grands êtres vivants connus à ce jour sur notre planète.
Une route passant entre deux séquoias géants de Mariposa Grove. Parc National de Yosemite, Californie, USA
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Dès l’arrivée sur le parking de Mariposa Grove, ce bois de séquoias géants va vous impressionner. Et vous voilà parti pour une balade de plusieurs heures de marche, à déambuler le long des nombreux sentiers qui parcourent Mariposa Grove, au milieu des séquoias et autres conifères.
Vous pourrez y admirer des arbres remarquables, comme le Grizzly Giant, un séquoia âgé de près de 1800 ans, ou encore le California Tunnel Tree, un des deux séquoias géants à travers lesquels un tunnel avait été creusé en 1895 (l’autre arbre n’ayant pas survécu depuis). A voir également, Faithful Couple, deux séquoias géants dont les troncs ont fusionné à leur base au cours des centaines d’années nécessaires à leur croissance.
Non loin du parking, le visiteur passe également près du Fallen Monarch. Un séquoia géant tombé à terre, il y a probablement plusieurs siècles, et qui reste pourtant en très bon état de conservation : en effet, les troncs de séquoias géants tombés au sol restent longtemps protégés de la décomposition par l’acide tannique présent dans leur bois. Ce n’est qu’après un long lessivage par les intempéries (neige et pluie) que ces arbres morts commenceront leur lente décomposition.
Photo des immenses racines du Fallen Monarch : ce séquoia géant gît sur le sol de la forêt depuis plusieurs siècles.
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Le Fallen Monarch permet au visiteur de prendre conscience de la dimension des racines des séquoias géants. Et nombreux sont ceux qui se font photographier au pied de ce gigantesque tronc d’arbre mort allongé sur le sol de la forêt. Si elles ne sont jamais très profondes (tout au plus s’enfoncent-elles de deux mètres dans le sol), les racines des séquoias sont très étendues tout autour de la base de l’arbre (jusqu’à 45m autour). C’est d’ailleurs pour cette raison que certains sentiers sont délimités par des barrières, notamment à proximité du parking où les visiteurs sont les plus nombreux, car le piétinement du sol autour de l’arbre est néfaste pour ses racines.
Comme ailleurs dans le Parc National de Yosemite, vous vous trouvez au cœur d’une nature restée sauvage. Dans ces espaces protégés, l’homme n’y est pas vraiment ressenti comme une menace par les animaux. Outre la possibilité d’y croiser un ours (attention aux précautions à prendre si vous en rencontrez un !), vous y verrez plus fréquemment des écureuils, très nombreux, mais également des cerfs, certains, pas du tout farouches, se laissant approcher à une faible distance.
Un cerf dans Mariposa Grove. Parc National de Yosemite, Californie, USA
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En visitant Mariposa Grove, vous rencontrerez également des nombreuses traces d’arbres incendiés. Les incendies naturels, provoqués par la foudre, sont nécessaires à la pousse de nouveaux séquoias géants, qui ont besoin d’espaces dégagés et ensoleillés pour que leur semis puisse démarrer. Or dans les premières décennies du parc, ce mécanisme était méconnu, et ces incendies naturels ont été combattus. D’autres conifères ont alors commencé à proliférer, au détriment des séquoias géants, leurs graines ne pouvant plus germer à l’ombre de ces autres essences d’arbres. Ayant pris conscience de ce phénomène dans les années 1960, les personnels en charge du parc ont entamé des campagnes d’incendies contrôlés, avec pour objectif de rétablir l’équilibre en faveur des séquoias, et permettre le démarrage de nouvelles pousses.
Un bosquet de séquoias géants dans Mariposa Grove. Parc National de Yosemite, Californie, USA
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Vous l’aurez compris, si vous passez par la Californie et décidez de visiter le Parc National de Yosemite, Mariposa Grove et ses séquoias géants devront faire partie de votre itinéraire… 😉 Prévoyez au moins une bonne demi-journée pour bien en profiter.
Les Séquoias Géants (Sequoiadendron giganteum) en quelques chiffres :
– âge : jusqu’à 3000 ans
– hauteur : jusqu’à 94 mètres (88m dans Mariposa Grove).
– diamètre du tronc : jusqu’à 12 mètres à la base du tronc.
Un des meilleurs moments pour photographier la Mesa Arch est le matin au lever du soleil. En effet, c’est à ce moment de la journée que la voûte de cette superbe arche naturelle, située au bord d’une falaise dans leParc National de Canyonlands dans l’Utah (USA), s’embrase littéralement d’une magnifique couleur rouge orangée. Spectacle éphémère, le temps que l’astre du jour passe au-dessus de la Mesa Arch…
Le soleil embrase de ses rayons la Mesa Arch (Canyonlands, Utah, USA)
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Si votre hébergement se situe dans la petite ville voisine de Moab (Utah), comptez une petite heure de route pour arriver jusqu’au parking de la Mesa Arch, puis une dizaine de minutes de marche sur un des deux sentiers sablonneux qui mènent à cette arche naturelle. Pour ne pas rater la meilleure lumière, il faudra donc vous lever tôt. Préparez à l’avance votre équipement et votre trajet sur votre GPS (voir plan sur Google Maps). Pensez aussi à consulter la météo, et les éphémérides de lever de soleil.
Une fois arrivés sur place, vous devrez aussi probablement constater… que vous n’êtes pas les seuls à avoir eu la même idée. Pour la petite histoire, le matin où je me suis rendu au pied de la Mesa Arch, il y avait bien entendu d’autres photographes, amateurs ou professionnels suréquipés. Mais il était plus surprenant d’y rencontrer également un bus entier de touristes chinois… 😉 Et tout ce petit monde, agglutiné à moins d’un mètre du bord du précipice, attend patiemment un des plus beaux lever de soleil de l’ouest américain, le tout dans un silence quasi religieux, à peine perturbé par les clic-clacs des obturateurs des appareils photos…